Détail Article

Editorial - 24 avril 2017 - L'Europe et les élections présidentielles en France

Le premier tour vient de se terminer. Il faut attendre le second, mais, d’ores et déjà, les partisans de la construction européenne commencent à pousser un « ouf » de soulagement.

 

En effet, cette année, sur onze candidats au départ, sept étaient franchement hostiles, trois évitaient de trop parler d’Europe, et un seul était nettement pour. Ce dernier finit en tête du premier tour. Pour l’Europe, c’est plutôt un signe encourageant.

 

Mais, évidemment, ce serait une folie de croire que tout va bien. Certes la construction européenne est comprise et soutenue par – grosso modo – une moitié de la population, celle qui se porte bien, qui a un bon niveau de vie, des diplômes appréciés et qui se sent à l’aise dans le monde en pleine transformation qui nous entoure. Mais l’autre moitié existe. Elle ressent le mal de vivre, les difficultés de tous ordres. Elle se sent oubliée, mal protégée, mal préparée pour affronter les bouleversements du monde.

 

Si l’on veut que l’Union européenne perdure et continue à se développer, elle a besoin d’un soutien populaire franc et massif. Le futur président aura sur ses épaules une énorme responsabilité. Il devra relancer le projet européen et en convaincre ses collègues mais en effectuant de profondes réformes pour réaliser un véritable tour de force : celui de réconcilier l’Europe avec tous les citoyens et en particulier avec ceux qui, aujourd’hui, sont restés et se sentent sur le bord du chemin. C’est une tâche immense, l’œuvre de toute une génération…

 

Catherine Lalumière

Zoom sur

concours.jpg jeunes_01.jpg